03.09.2009

Loubna Ahmed

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Vous n'avez peut-être pas suivi cette affaire durant les vacances estivales, mais je souhaite profiter de ce billet pour informer et sensibiliser sur la situation des femmes au Soudan et notamment celle de Loubna Ahmed. Le 7 septembre prochain, d'ici quelques jours, cette jeune femme risque d'être condamnée à 40 coups de fouet pour avoir mis.... un pantalon!!

Loubna Ahmed al-Hussein est journaliste soudanaise âgée d'une trentaine d'années. Le 3 juillet dernier, elle est arrêtée avec 12 autres femmes alors qu'elle était dans un restaurant de Khartoum, capitale du Soudan. Le motif de l'arrestation de ces femmes ? Le port en public du pantalon, une tenue jugée indécente. Le châtiment ? 40 coups de fouets et une amende de 250 livres soudanaises.

L'affaire a pris de l'ampleur, elle a déclenché une vague de protestation contre une justice totalement restrictive des libertés des femmes au Soudan. Une véritable chaîne de solidarité et de sympathie pour soutenir l'accusée est née spontanément. Les voix se sont élevées tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du Soudan pour dénoncer et condamner cette atteinte à la liberté et l'intégrité physique de la personne.

Actuellement en liberté conditionnelle, Loubna s'est vue interdire de sortir du territoire soudanais, alors qu'elle essayait de prendre un vol pour Beyrouth au Liban dans le cadre de ses activités professionnelles.

 

04.03.2009

journée de la femme

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04.03.2009

Hier, dans le cadre de la journée de la femme, 3 étudiantes du lycée agricole de Bréhoulou ont organisé des conférences, des tables rondes et des films-débats sur la question des femmes dans notre société moderne. Si la matinée était consacrée à une présentation du centre de planification et du planning familial, l'après midi était consacrée à une table ronde sur des témoignages de femmes dans leur vie professionnelle.

J'étais invitée à participer, comme femme politique, à cet échange avec une agricultrice et deux chefs d'entreprises.

Et finalement, on se rend compte que, malgré nos parcours différents, nous avions les mêmes préoccupations et les mêmes analyses: pas forcément beaucoup de difficultés liées au sexisme pour exercer activités et mandat, nécessité du soutien de son conjoint pour s'épanouir dans son domaine et une envie forte de concilier vie professionnelle et vie familiale... Finalement les mêmes souhaits que les hommes....

Évidemment, cela n'enlève en rien la nécessité de continuer les combats essentiels pour les femmes car n'oublions pas que cette journée est internationale.... Dans d'autres pays, ce sont leurs droits fondamentaux qui sont bafoués. Pour elles, le combat doit continuer.