19/11/2012

Les routes touristiques du Finistère: une nouvelle stratégie

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Lors du dernier comité directeur de Finistère Tourisme, nous ont été  présentés deux nouveaux guides destinés aux initiateurs et aux gestionnaires de routes touristiques.

Le Finistère qui fonde son attractivité sur son patrimoine maritime, la qualité de ses sites culturels et naturels, ainsi que sur les témoignages de son histoire, entend aujourd’hui s’appuyer sur ces routes touristiques pour renforcer sa notoriété et son attractivité.

Les routes touristiques offrent non seulement un angle particulier de découverte du territoire autour d’un lieu ou d’un thème mais elles contribuent également à renforcer l’image du département sur valeurs et thématiques de référence.

Le premier guide intitulé « Les routes touristiques en Finistère, entre stratégies touristiques et identité territoriale » résume les observations et analyses issues d’une étude menée par Finistère Tourisme en association avec l’Institut de Géoarchitecture de l’Université de Bretagne Occidentale entre septembre 2011 et juin 2012.

Celle-ci a porté plus particulièrement sur huit routes emblématiques du Finistère, parmi la trentaine qui sillonne le département : le vent solaire, les enclos paroissiaux, les peintres en Cornouaille, le roi Marc’h, les phares et balises, l’Aulne maritime et le cidre AOC de Cornouaille.

Elle révèle notamment :

- la grande qualité des paysages traversés,

- la diversité des thèmes couverts qui illustrent les principales composantes de l’image du département : la mer et l’océan, la nature, le patrimoine bâti religieux, les villes, les Monts d’Arrée et les Montagnes Noires ainsi que des thèmes peu exploités tels que les villes portuaires et les mégalithes,

Mais aussi :

- la trop grande longueur de certaines routes et un nombre d’étapes trop important,

- les variations de disposition de la signalétique et de dispositifs pédagogiques avec une signalétique régulière et harmonisée sur certaines routes et d’autres qui ne sont dotées d’aucune signalétique directionnelle,

- la difficulté parfois constatée de faire le lien entre la thématique et la route elle-même,

- une trop faible visibilité sur les sites internet et dans les guides,

Le second guide,  intitulé « Organisation d’une route touristique, conseils et bonnes pratiques », qui s’inspire des constats de l’étude et présente un ensemble de préconisations et de conseils pour la création et la gestion de routes touristiques en Finistère.

Il souligne tout d’abord la nécessité d’établir une stratégie globale  et de définir :

- les objectifs assignés à une route : valorisation d’un paysage naturel (telle que la route du Vent Solaire par exemple) ou architectural (les enclos paroissiaux), d’un produit (la route du cidre), d’un savoir-faire (route des goémoniers) ou d’un territoire. Le choix des objectifs permettra de limiter le nombre de thèmes abordés dans la route, sachant que plusieurs thèmes peuvent être retenus lorsque le parcours vise à rassembler les différents points d’intérêt d’un même territoire

- la vocation de la route qui peut être pédagogique ou contemplative,

- Le portage du projet c’est-à-dire la désignation d’un opérateur chargé de la conception et de la gestion de la route dans le temps pour en garantir la pérennité.

Ce guide précise également la nécessité de définir clairement le public visé, soit un public itinérant qui suit un parcours sur plusieurs jours soit un public autour d’un point fixe d’un à deux jours.

Ce guide rappelle par ailleurs quelques règles à respecter dans le nombre et le choix des étapes :

- Le nombre d’étapes doivent être justifié,

- La distance entre les étapes doit être comprise entre 5 et 15 kms,

- Les étapes à ne pas manquer doivent être hiérarchisées,

- Il doit y avoir une alternance entre les sites remarquables et les sites à la notoriété plus locale.

 Enfin, il résume les points essentiels dont il faut tenir compte en matière :

- de signalisation : celle-ci doit être visible et harmonisée par une charte graphique,

- d’animations : les outils de mise en scène apportent une plus-value à la manière de parcourir la route. Ainsi, géocatching, jeux de pistes ou applications mobiles permettent d’accentuer le côté ludique et participatif d’une route,

- d’outils de communication où la complémentarité entre brochure, carte classique ou interactives sur internet, vidéo et audio-guide s’impose.

 Dès 2013, cette étude débouchera sur un travail partenarial piloté par Finistère Tourisme autour de deux routes touristiques qui illustrent deux éléments patrimoniaux emblématiques  du Finistère : les phares et les enclos paroissiaux.

 

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